[Vitrine du Cameroun]- Une nouvelle cohorte débute le programme Rise Up Women. Réunis le 1er juillet 2026 sur le campus de l’École Supérieure de Management et des Technologies Appliquées (ESMATA), à Yaoundé, les responsables de l’association L’Arche d’Elijah, partenaires, formateurs et bénéficiaires ont officiellement donné le coup d’envoi de la nouvelle cohorte du programme d’autonomisation féminine. Placée sous le thème « S’élever pour transformer », cette troisième édition ambitionne d’accompagner 150 jeunes femmes âgées de 18 à 35 ans vers une meilleure insertion professionnelle, entrepreneuriale et citoyenne à travers un parcours intensif de formation et de mentorat.
La grande famille de Rise Up Women accueille 150 nouvelles adhérentes à la faveur du lancement de sa nouvelle cohorte. Ces dernières ont été accueillie au cours d’une cérémonie solennelle ponctuée de témoignages et de présentation des grandes innovations de cette nouvelle cuvée. Pendant un mois, les bénéficiaires suivront des formations réparties en six parcours professionnalisants : entrepreneuriat et gestion, digital et communication, ressources humaines, métiers de la beauté, médias et journalisme ainsi que les industries culturelles et créatives. À ces formations s’ajouteront un accompagnement personnalisé, du mentorat, des opportunités de stages et des mises en relation avec des acteurs du monde professionnel.
Former, mais surtout transformer des trajectoires
Fondée en 2021, L’Arche d’Elijah s’est donnée pour mission d’accompagner les jeunes femmes dans leur développement personnel et professionnel. Pour sa fondatrice, Gaëlle Stella Oyono, Rise Up Women dépasse largement le cadre d’une simple formation.
« La formation n’est qu’un catalyseur. Notre objectif est de bâtir une génération de femmes qui prendra véritablement sa place dans la société camerounaise », explique-t-elle au micro de Vitrine du Cameroun.
Selon elle, le programme vise autant l’autonomisation économique que le développement du leadership, de la citoyenneté et de la confiance en soi. Les bénéficiaires, qu’elles soient étudiantes, entrepreneures ou en situation de vulnérabilité, sont accompagnées afin qu’elles repartent avec des compétences directement mobilisables pour accéder à un emploi, lancer une activité ou consolider un projet déjà existant.
« Ce que nous recherchons avant tout, ce sont des résultats concrets. Nous voulons savoir combien de participantes ont créé leur entreprise, trouvé un emploi ou développé leur activité grâce au programme », souligne la promotrice.
Cette approche s’appuie sur les résultats enregistrés lors des précédentes éditions. En 2025, la première cohorte avait permis à plusieurs participantes d’intégrer le marché de l’emploi, d’obtenir des stages, de lancer des activités entrepreneuriales ou encore de bénéficier d’un financement à travers le Rise Up Challenge.
Des parcours de vie transformés
Au-delà des statistiques, la cérémonie de lancement a donné la parole à d’anciennes bénéficiaires venues partager leur expérience avec les nouvelles recrues.
Major de la cohorte dédiée aux médias et au journalisme, Nature Divine Ngoung a livré un témoignage particulièrement émouvant. Elle raconte être arrivée au programme avec une très faible estime d’elle-même avant d’y trouver un environnement propice à sa reconstruction personnelle.
« À Rise Up, j’ai trouvé une famille. Au-delà des récompenses matérielles, c’est surtout l’accompagnement psychologique qui m’a permis de retrouver confiance en moi et d’avoir une nouvelle vision de mon avenir », confie-t-elle.
La jeune femme encourage les nouvelles participantes à ne pas s’enfermer dans un seul domaine de compétence, mais à profiter pleinement des opportunités offertes par le programme pour découvrir leurs véritables talents.
Même son de cloche chez Arcy Epale, ancienne lauréate du parcours consacré aux industries culturelles et créatives. Désormais promotrice d’Arcy Média, une web TV spécialisée dans les arts et la culture, elle estime que Rise Up Women lui a permis de clarifier son projet professionnel.
« Rise Up est un véritable catalyseur de destinées. Le programme m’a aidée à mieux comprendre mon identité, à valoriser mes forces et à concentrer mon énergie sur ce qui correspond réellement à mon potentiel », affirme-t-elle.
Pour elle, le développement personnel constitue l’une des plus grandes richesses du programme, au même titre que les compétences techniques acquises durant les formations.
Cette nouvelle édition marque une montée en puissance du programme. Le nombre de bénéficiaires passe de 100 à 150 jeunes femmes, soit une augmentation de 50 %. Au-delà des enseignements dispensés, les responsables de L’Arche d’Elijah entendent poursuivre leur projet sur le long terme : créer une communauté de jeunes femmes qui – autrefois limitées par leurs vulnérabilités diverses – sont désormais capables de libérer leurs potentialités et d’influencer positivement leur environnement, de transmettre leurs compétences et de contribuer au développement économique et social du Cameroun.

