Black-out de Noël : Eneo impose cinq jours d’ombre aux ménages et entreprises à Douala au nom de la maintenance

[Vitrine du Cameroun] – L’opérateur de distribution d’énergie annonce une campagne de coupures massives et planifiées, étalées sur cinq jours, du 10 au 16 décembre. Officiellement justifiées par des « travaux de maintenance » sur le réseau, ces interruptions de douze heures successives, touchent des quartiers clés de la métropole. Au-delà de l’avis de service, c’est toute la question de la qualité du réseau et du coût économique de cette maintenance tardive qui se pose, une fois de plus, pour les ménages et les entreprises locales.

La fin de l’année 2025 s’annonce sous le signe de l’ombre pour de nombreux ménages et entreprises de Douala. L’opérateur de distribution d’énergie, Eneo Cameroon, a rendu public un « Avis de Service » annonçant une série de coupes d’électricité planifiées sur pas moins de cinq jours, du mercredi 10 au mardi 16 décembre. Officiellement, il s’agit de « travaux de maintenance sur le réseau de distribution ». Officieusement, c’est une nouvelle épreuve de patience et un coup dur pour l’activité économique de la métropole.

Un calendrier de coupures longues et pénalisantes

L’opération s’étale sur la période allant de 06h00 à 18h00, soit douze heures complètes de black-out pour les zones concernées. La liste des quartiers impactés est longue et couvre des zones stratégiques de la ville, touchant aussi bien des pôles résidentiels que des centres d’affaires et de formation :

Mercredi 10/12 : Bonassama, Bonamikano, Bonamatoumbe, BILONGUE, Centre équestre, 4 étages.

Jeudi 11/12 : Cité sic, Gentil, Manoca, Mobil Guinness, ESSEC, Ndogbatti, Congo, Camp Yabassi, Douche Bonadibong, Youpwe, Bois de Singes, et l’axe PK18 à PK21, TONDE, Bonepoupa.

Vendredi 12/12 : Makepe, Campus 2, Makepe Missoke, Ndogbong, Bessengue, Mboppi, Gendarmerie, Marché Mbopi, Deido, SCDP, Ngodi, Camp yabassi, Mboko, Mboko vallée, Village Marché, Axe lourd.

Samedi 13/12 : Diboum, Bilongue, Oyack, Logbaba, ainsi qu’une répétition des zones Bessengue, Mboppi, Gendarmerie, Marché Mbopi, Deido, SCDP, Ngodi, Camp Yabassi, PK18-PK21, TONDE, BONEPOUPA.

Mardi 16/12 : Ngodi Bakoko, Mbanga Bakoko, Yassa, Nkolbong.

L’éternelle question de la qualité de service

Si l’on comprend que la maintenance est indispensable à la pérennité et à la fiabilité du réseau, l’ampleur et la durée de ces interruptions soulèvent, une fois de plus, l’irritation des abonnés.

Ces coupures, qualifiées de « nécessaires pour permettre aux équipes de travailler en toute sécurité », interviennent dans un contexte où la qualité de l’approvisionnement électrique au Cameroun est une source constante de plaintes. Faut-il voir dans cette vague de travaux une véritable volonté d’améliorer durablement le service, ou simplement une opération de rattrapage face à un réseau vieillissant et sous-entretenu ?

L’opérateur recommande aux clients d’utiliser leurs « sources alternatives d’énergie » et de débrancher leurs appareils sensibles. Une recommandation qui sonne comme une boutade pour le Camerounais moyen, dont le budget ne permet que rarement l’acquisition d’un groupe électrogène ou d’onduleurs sophistiqués. Cette dépendance aux alternatives coûteuses crée une double peine pour les consommateurs : payer l’abonnement et payer en plus pour garantir un service de base.

L’Impact économique : le vrai coût de la maintenance

Les conséquences pour l’économie locale sont loin d’être négligeables. Les petites et moyennes entreprises (PME), les marchés, les hôpitaux et les établissements scolaires situés dans ces zones verront leurs activités sévèrement ralenties ou carrément stoppées :

Eneo doit impérativement aller au-delà de la simple communication de l’avis de service. Les abonnés sont en droit d’exiger des garanties sur les résultats concrets de ces travaux. Après cinq jours d’interruption ciblée, la fréquence et l’intensité des délestages non annoncés vont-elles significativement diminuer ? Le réseau sera-t-il enfin à la hauteur des enjeux d’une métropole comme Douala ?

En attendant, les habitants des quartiers touchés n’ont d’autre choix que de subir ce nouveau calendrier de la pénurie. La patience est certes une vertu, mais elle ne suffit pas à alimenter une ville moderne.

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La Rédaction

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