Portrait de Rosalie Ayinda, une journaliste au talent exceptionnel
[Vitrine du Cameroun] – Rosalie Ayinda, née Rosalie Noah Ngono en 1961 à Ayos, est issue d’une famille modeste de la Lékié. Dès son plus jeune âge, Rosalie séduit son entourage par son charme naturel et sa personnalité chaleureuse.
es études n’ont pas toujours été simples pour elle, mais grâce à sa persévérance, elle parvient à obtenir son baccalauréat. En 1981, elle intègre l’ancienne École Supérieure Internationale de Yaoundé (ESIJY), aujourd’hui ESSTIC, où elle poursuit son parcours aux côtés de camarades tels que Charles Ndongo ou encore François Bingono Bingono.
En 1984, Rosalie obtient sa Licence professionnelle en Journalisme.
Jeune femme belle, dynamique et ambitieuse, elle se lance dans le métier en 1988. Lors d’une audition pour recruter les futurs présentateurs des programmes de la CRTV, elle attire l’attention du Directeur Général, Gervais Mendo Ze. C’est ainsi qu’elle devient l’une des premières speakerines de la CRTV. Au fil des années, sa notoriété grandit, portée par son élégance, sa diction et sa présence remarquable à l’écran.
Elle enchaîne interviews et émissions, rencontrant des personnalités publiques qui, toutes, sont séduites par son professionnalisme et sa douceur.
Parallèlement à sa carrière de journaliste, Rosalie s’engage en politique. Elle rejoint le RDPC et devient Présidente de la Sous-section OFRDPC à Esse, dans la Mefou-et-Afamba, département d’origine de son époux.
Au-delà de sa vie professionnelle et politique, Rosalie fut une épouse dévouée et une mère aimante, dotée d’un cœur immense.
En 1998, animée par le désir d’aller plus loin dans sa formation, elle entreprend un Master Recherche en Sciences de l’Information et de la Communication (SIC), où elle se spécialise sur le thème du vestimentaire africain dans la communication. Elle effectue son stage chez BLAZ Design et obtient son diplôme avec la mention Très Bien.
Toujours déterminée à diversifier ses activités, Rosalie se lance ensuite dans l’agriculture. Elle ouvre son premier champ de cacao à Nkomeyo, près d’Esse.
Mais le destin en décidera autrement. Le 14 novembre 2000, alors qu’elle se rend à son champ de cacao pour la récolte, accompagnée de sa famille, Rosalie est victime d’un tragique accident de la route. Percuté par un autre véhicule, le choc fait plusieurs blessés… et un seul décès : celui de Rosalie Ayinda.
Elle laisse derrière elle cinq enfants, dont un bébé de six mois, ainsi qu’un époux profondément meurtri.
Ainsi s’éteint Rosalie Ayinda, femme brillante, battante, charismatique et aimée de tous, dont la mémoire demeure vivante dans les cœurs.

