MRC-FCC : L’épreuve des investitures menace l’unité de l’alliance
[Vitrine du Cameroun] – À l’approche des élections législatives et municipales, le silence de Jean-Michel Nintcheu cache une équation politique à haut risque. Entre l’exigence d’un retour sur investissement après son ralliement à Maurice Kamto et la menace d’un affrontement électoral entre le MRC et le FCC, le député joue sa survie au Parlement. Entre solidarité de coalition et préservation de son fief de Douala, l’heure des arbitrages a sonné.
L’approche des élections législatives et municipales place Jean-Michel Nintcheu dans une posture d’attente. Le député, après son départ du Social Democratic Front (SDF), a lié son avenir politique à Maurice Kamto. Le silence de ce dernier, à quelques semaines de la convocation du corps électoral, fait émerger des interrogations sur la stratégie que le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) lors des investitures.
L’engagement de Jean-Michel Nintcheu pour la candidature de Maurice Kamto s’est manifesté par la création de l’Alliance Politique pour le Changement (APC). Ces actions posent la question de la réciprocité. Le MRC doit décider s’il accordera des investitures au député et à ses proches à Douala. Cette option peut provoquer des tensions avec les militants du MRC qui attendent de briguer des mandats depuis treize ans.
La configuration des listes constitue un défi. Sans accord sur des candidatures communes, le MRC et le Front pour le Changement du Cameroun (FCC) seront en compétition dans les mêmes circonscriptions. Maurice Kamto devra choisir entre le maintien de ses candidats et le retrait de ses listes dans les zones d’influence de son allié. Cette décision influencera la survie parlementaire de Jean-Michel Nintcheu.
L’hypothèse d’une non-participation du MRC, par boycott ou rejet des dossiers, ajoute une incertitude. Jean-Michel Nintcheu ferait face à un choix : se retirer par solidarité ou maintenir sa candidature. Un maintien sans le bloc de l’opposition l’exposerait à des critiques sur sa loyauté, tandis qu’un retrait entraînerait la perte de son siège. La réflexion actuelle du député souligne la nécessité d’obtenir des garanties sur la préservation de son mandat.

