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La CAF au bord de l’implosion à la veille de la finale

[Vitrine du Cameroun] – Le football africain traverse une zone de turbulences majeure. Selon les informations rapportées par le journaliste Charles Douglas Ndemba, la dernière réunion de la Confédération Africaine de Football (CAF) a donné lieu à des échanges d’une rare intensité. Au centre des désaccords, figure la volonté de l’exécutif de modifier la périodicité de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) pour l’aligner sur un cycle de quatre ans.

Le projet de réforme, porté par la présidence de l’instance, s’est heurté à une opposition ferme et coordonnée des fédérations membres. Les arguments avancés par la direction de la CAF, portant essentiellement sur l’allégement du calendrier international et l’optimisation de l’attractivité commerciale, n’ont pas emporté l’adhésion. Pour une majorité de dirigeants du continent, la CAN biennale demeure un pilier fondamental de l’identité sportive et le principal moteur de développement des infrastructures locales.

La fracture institutionnelle s’est manifestée de manière brutale par le départ précipité de plusieurs présidents de fédérations avant la clôture officielle des assises. Ce retrait volontaire marque une désapprobation significative de la politique menée par le sommet de l’organisation. En parallèle, une instabilité administrative inhabituelle s’installe puisque, à la veille de la finale de la compétition en cours, la désignation officielle du corps arbitral demeure entourée d’un flou préoccupant.

Analyse d’une stratégie contestée

La méthode employée par l’actuelle présidence de la CAF soulève des interrogations sur la cohérence du projet footballistique continental. En tentant d’imposer un rythme quadriennal, l’institution semble privilégier une harmonisation avec des standards financiers globaux au détriment des réalités économiques et sociales des nations africaines. Cette volonté de réforme, perçue par de nombreux acteurs comme une concession excessive aux agendas des instances internationales, fragilise l’autorité du président au sein de sa propre base élective.

L’image de l’institution ressort affaiblie par ces dissensions internes, alors que la priorité devrait être accordée à la sérénité organisationnelle. Le contraste entre les ambitions de réforme structurelle et l’incapacité à stabiliser des décisions techniques, comme le choix des arbitres pour le match de clôture, illustre un décalage dans la gestion des priorités.

Vers une impasse institutionnelle

Le refus des membres de cautionner cette mutation structurelle place la présidence de la CAF dans une position diplomatique délicate. La gestion des nominations arbitrales pour la finale, élément crucial pour la crédibilité et l’intégrité du tournoi, s’ajoute désormais à la liste des points de friction majeurs.

L’avenir de la compétition phare du continent dépendra de la capacité de l’exécutif à rétablir le dialogue avec les fédérations et à respecter les spécificités du football africain. La persistance dans cette voie de réforme, malgré un rejet massif, pourrait accentuer l’isolement de la direction actuelle face à des membres soucieux de préserver leur patrimoine sportif.

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La Rédaction

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