Fête de la Jeunesse : Un contentieux de fonds secoue l’OJRDPC dans le Mbam et Inoubou
[Vitrine du Cameroun] – À Makénéné, le 60e anniversaire de la Fête de la Jeunesse s’est refermé sur un conflit financier au sein du RDPC, le parti au pouvoir. Une mise en demeure de l’honorable Théodore Mbang, que Vitrine du Cameroun a pu consulter, exige la restitution immédiate de fonds collectés auprès des élites pour l’organisation des festivités.
Le soixantième anniversaire de la Fête de la Jeunesse à Makénéné s’accompagne d’une dissonance structurelle au sein du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC). Un document daté du 11 février 2026 expose une mise en demeure adressée par l’honorable Théodore Mbang, président de la section RDPC Mbam et Inoubou, à l’attention de Magloire Simo, président de la section OJRDPC locale. Cette missive exige la restitution immédiate de fonds collectés auprès des élites pour l’organisation des festivités, mettant en lumière des pratiques de gestion qui interrogent la rigueur de l’encadrement des instances subalternes.
L’impossibilité de joindre le responsable de l’organisation par voie téléphonique, mentionnée par l’autorité de section, souligne une rupture de communication préoccupante entre les générations du parti. Ce silence, qualifié d’injoignabilité lors de la clôture des réunions préparatoires, fragilise la cohésion interne en pleine période de célébration nationale. La persistance de ces méthodes de rétention de fonds suggère une autonomie financière mal maîtrisée par les structures jeunes, au mépris des règlements statutaires qui désignent le trésorier de section comme unique gestionnaire comptable.
Cette situation force une réflexion sur la transparence financière au sein des cellules décentralisées du parti au pouvoir. En rappelant que toute utilisation non conforme des ressources constitue une faute grave, l’honorable Mbang tente de restaurer une discipline qui semble s’étioler à la base. L’ultimatun fixé avant la fin du défilé des militants démontre l’urgence de la crise. Au-delà du contentieux comptable, cet incident révèle la difficulté du RDPC à garantir une transmission des valeurs d’intégrité à ses cadres de demain, transformant une fête de la jeunesse en un exercice de rappel à l’ordre financier.

