[Vitrine du Cameroun] – Le football africain nous a offert une nouvelle leçon de résilience ce soir au stade d’Agadir. Dans un choc du groupe B aux allures de David contre Goliath, l’Égypte a dû batailler jusqu’à la dernière seconde pour arracher une victoire vitale face à un Zimbabwe héroïque. Alors que l’on s’acheminait vers un match nul qui aurait sonné comme un affront pour les septuples champions d’Afrique, c’est l’incontournable Mohamed Salah qui a endossé son costume de sauveur pour offrir les trois points aux siens à la 94e minute. Un succès 2-1 qui permet aux Pharaons de respirer, mais qui laisse un goût amer à des Warriors qui ont frôlé l’un des plus grands exploits de leur histoire.
Le début de rencontre a pourtant viré au cauchemar pour les partisans du Nil. Méconnaissables et en manque d’inspiration créative, les Égyptiens ont subi la loi d’une équipe zimbabwéenne parfaitement organisée en bloc médian. À la 22e minute, sur une transition foudroyante, Prince Dube a profité d’un alignement défaillant de la défense centrale égyptienne pour lober El-Shenawy avec un sang-froid glacial.
Ce but a plongé le banc égyptien dans une stupeur totale, tandis que les Warriors multipliaient les interventions rugueuses mais propres pour protéger leur sanctuaire. À la pause, le Zimbabwe menait au score, et le spectre d’une déroute historique planait sur les Pharaons.
Au retour des vestiaires, le sélectionneur égyptien a procédé à des ajustements tactiques majeurs, injectant plus de vitesse sur les ailes pour écarter le bloc adverse. La pression est devenue étouffante pour le Zimbabwe qui a fini par craquer une première fois à la 65e minute : sur un centre millimétré de Trezeguet, Omar Marmoush a catapulté le ballon au fond des filets d’une tête rageuse.
Galvanisés, les Égyptiens ont alors assiégé la surface adverse, se heurtant à un gardien zimbabwéen en état de grâce. Mais dans le « Money Time », le génie a parlé. Sur une ultime incursion, Mohamed Salah a repiqué dans l’axe avant de déclencher une frappe enroulée dont il a le secret, nettoyant la lucarne opposée. L’Égypte exulte, le Zimbabwe pleure, mais la CAN 2025 vient de confirmer que le trône du football africain est plus disputé que jamais.




