CAN 2025 : Les Lions Indomptables terrassés par un sifflet partisan
[Vitrine du Cameroun] – Victimes d’un arbitrage partial et d’une VAR aux abonnés absents, les Lions Indomptables de David Pagou ont vu leur rêve de sacre continental s’envoler ce vendredi soir face au Maroc (2-0). Malgré une solidarité exemplaire et un plan tactique audacieux qui a longtemps fait douter les Lions de l’Atlas, le Cameroun quitte la CAN 2025 avec le sentiment amer d’avoir été poussé vers la sortie par des décisions arbitrales à sens unique.
Dès l’entame de ce quart de finale électrique, les hommes de David Pagou ont compris que le défi ne serait pas seulement sportif. L’homme au sifflet, le Mauritanien Dahane Beida, a rapidement endossé le rôle de protagoniste principal, imposant un arbitrage à sens unique qui a systématiquement bridé l’agressivité saine des Lions Indomptables. Alors que le Cameroun entrait dans l’arène avec cette « grinta » caractéristique, chaque duel épaule contre épaule était interprété comme une faute par un officiel étrangement fébrile sous la pression des travées rbaties.
Le tournant du match se situe sans aucun doute à la 38ème minute. Sur une transition fulgurante, Christian Kofane, le jeune prodige lancé par David Pagou, est fauché de manière flagrante par le dernier défenseur marocain à l’entrée de la surface. Là où tout observateur neutre attendait une sanction administrative lourde, Monsieur Beida a ordonné la poursuite du jeu dans une incompréhension totale des joueurs camerounais. Ce refus systématique de protéger les attaquants des Lions a fini par installer un climat de frustration légitime, cassant le rythme d’une équipe qui, jusque-là, faisait plus que jeu égal avec le pays hôte.
La seconde période n’a été qu’une amère confirmation de ce sentiment de deux poids, deux mesures. Le premier but marocain, bien que techniquement chirurgical, est entaché d’une faute au départ de l’action sur Samuel Kotto que la VAR semble avoir ignorée avec une désinvolture déconcertante. Les ralentis diffusés sur les écrans géants ont glacé le sang des supporters camerounais, mais le corps arbitral n’a même pas daigné consulter l’écran de contrôle, préférant valider une réalisation qui a fait basculer le destin de la rencontre dans la controverse.
David Pagou, malgré le calme olympien qu’il a tenté d’afficher sur son banc, n’a pu que constater les dégâts. Ses choix tactiques courageux, notamment l’absence volontaire de certains cadres pour miser sur une jeunesse affamée, méritaient un autre dénouement. Son équipe a été méthodiquement étouffée par des coups de sifflet intempestifs qui ont haché le jeu à chaque fois que les Lions prenaient l’ascendant physique. Ce n’est pas seulement le Cameroun qui sort perdant ce soir, c’est l’image même de l’arbitrage africain qui ressort écorchée par une gestion de match aussi partiale dans une étape aussi cruciale.
Au coup de sifflet final, les visages des joueurs camerounais ne trahissaient pas seulement la fatigue, mais une profonde colère face à ce sentiment d’impuissance organisée. On ne peut s’empêcher de s’interroger sur la sérénité des officiels lors des matchs à élimination directe face au pays organisateur. Si le Maroc possède intrinsèquement les qualités pour aller au bout de « sa » CAN, il n’avait nullement besoin de ce coup de pouce extérieur qui jette un voile de suspicion sur la suite du tournoi.
Le Cameroun quitte donc la compétition la tête haute, fier de la révolution entamée sous l’ère Pagou, mais avec la certitude d’avoir été la victime expiatoire d’un arbitrage qui n’a pas été à la hauteur de l’enjeu. Pour la CAF, une remise en question profonde sur la désignation des officiels devient une urgence absolue pour préserver la crédibilité de notre football.

