[Vitrine du Cameroun]- Du 16 au 27 juillet 2026, l’association SOMSO, avec le soutien de Promhandicam Association, a conduit une série de quatre rencontres de plaidoyer auprès des Centres de promotion de la femme et de la famille (CPFF) de Yaoundé ainsi que de la Délégation départementale de la Promotion de la Femme et de la Famille du Mfoundi. Au terme de ces échanges, les responsables des structures concernées se sont engagés à former leurs enseignants aux notions d’inclusion, une première étape vers une meilleure prise en charge des personnes handicapées dans les métiers de l’hôtellerie et de la restauration ainsi que dans d’autres disciplines connexes.

Portée par l’association SOMSO, une structure spécialisée dans l’accompagnement des personnes déficientes visuelles, cette initiative visait à faire intégrer un module consacré à l’approche handicap dans les formations en hôtellerie et restauration. L’objectif est de préparer les futurs professionnels de l’accueil à mieux répondre aux besoins des personnes en situation de handicap lors des cérémonies, conférences, séminaires ou autres événements accueillant du public.

La première étape de ce plaidoyer s’est tenue le mercredi 15 juillet 2026 au Centre de promotion de la femme et de la famille (CPFF) de Yaoundé VI, en présence des responsables de SOMSO, de Promhandicam ainsi que de la direction du centre et de ses collaborateurs.

La délégation s’est ensuite rendue le mardi 21 juillet au CPFF de Yaoundé IV, avant de poursuivre les échanges le jeudi 23 juillet avec les responsables du CPFF de Yaoundé V. Cette série de concertations s’est achevée le lundi 27 juillet 2026 à la Délégation départementale de la Promotion de la Femme et de la Famille du Mfoundi, où les initiateurs du projet ont présenté leurs recommandations à la tutelle des différents centres de formation.

Former les professionnels à mieux accueillir les personnes handicapées

Au cours de ces différentes rencontres, l’association SOMSO et Promhandicam ont dressé le même constat : les personnes handicapées demeurent régulièrement confrontées à des difficultés d’accueil lors des événements publics, faute de personnels suffisamment sensibilisés à leurs besoins spécifiques.

Les personnes déficientes visuelles, par exemple, ne bénéficient pas toujours d’un guidage adapté dès leur arrivée sur les lieux. Les techniques d’accompagnement restent largement méconnues des hôtesses et des agents d’accueil, qui oublient parfois même de les servir ou leur imposent un menu sans leur laisser la possibilité de choisir.

Les difficultés concernent également les personnes déficientes auditives, avec lesquelles la communication devient complexe en l’absence de connaissances élémentaires en langue des signes. Quant aux personnes à mobilité réduite, elles sont parfois orientées vers des accès inadaptés ou installées dans des espaces incompatibles avec l’utilisation d’un fauteuil roulant ou de béquilles.

Pour les responsables des deux associations, ces situations résultent davantage d’un déficit de formation que d’un manque de volonté de la part des professionnels.

Les échanges ont trouvé un écho favorable auprès des responsables des trois Centres de promotion de la femme et de la famille, qui ont accepté le principe d’un renforcement des capacités de leurs équipes pédagogiques.

La délégation de la femme et de la famille coopère

Grâce à l’appui de l’association SOMSO et de Promhandicam Association, les formateurs recevront dès le mois de septembre des sessions de formation sur les notions d’inclusion du handicap, qu’ils intégreront ensuite dans leurs enseignements. Initialement envisagée pour la seule filière Hôtellerie et Restauration, cette démarche sera finalement étendue à l’ensemble des filières de formation des centres, les responsables estimant que tous les futurs professionnels gagneraient à développer des compétences en matière d’accueil inclusif.

Dernière étape de cette série de plaidoyers, la rencontre organisée à la Délégation départementale de la Promotion de la Femme et de la Famille du Mfoundi a permis de consolider les engagements pris par les différents établissements.

La déléguée départementale a salué cette initiative et assuré qu’elle veillerait à la bonne mise en œuvre des formations annoncées, afin que les enseignants des différents centres puissent effectivement renforcer leurs compétences dans le domaine de l’inclusion.

Au-delà des structures concernées, l’association SOMSO et Promhandicam espèrent désormais que cette expérience inspirera d’autres établissements de formation, publics comme privés. Pour les deux organisations, mieux former les professionnels de demain constitue un levier essentiel pour construire des services plus accessibles et faire progresser durablement l’inclusion des personnes handicapées dans tous les espaces de la vie sociale.

En rappel, cette série de plaidoyer s’inscrivait dans le cadre du projet de renforcement de l’accès à l’éducation inclusive et l’autonomisation économique des personnes handicapées de la région du Centre Cameroun, mis en oeuvre par Promhandicam Association, avec le soutien technique et financier de Christian Blind Mission (CBM).

Somso-II Inclusion : l'association SOMSO et Promhandicam militent en faveur d’une réforme des formations en hôtellerie-restauration
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Cédric Zambo