Tawamba-Baboke : Benjamin Zebaze prédit une défaite à terme pour l’épouse d’Oswald Baboke
Dans une tribune publiée le 20 octobre 2026 sur Facebook, le directeur de publication de Challenge Hebdo critique les décisions administratives intervenues dans le litige foncier opposant Crescence Baboke à l’homme d’affaires Célestin Tawamba. Il met en garde contre les conséquences de ces revirements sur la sécurité des titres fonciers.
Le différend foncier entre Célestin Tawamba, président du Groupement des entreprises du Cameroun (Gecam), et Crescence Baboke, épouse du directeur adjoint du Cabinet civil de la présidence de la République, suscite une nouvelle réaction. Dans une tribune publiée le mardi 20 octobre 2026, le journaliste Benjamin Zebaze estime que l’issue du conflit pourrait se révéler défavorable à Mme Baboke, malgré d’éventuelles victoires judiciaires ou administratives à court terme.
Au cœur de cette affaire se trouve une parcelle d’environ 487 m² située à Mfandena, à Yaoundé. Une société civile immobilière liée à Célestin Tawamba revendique des droits sur le terrain en s’appuyant sur un titre foncier antérieur à l’attribution administrative dont a bénéficié Crescence Baboke. Les décisions successives du ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières ont contribué à relancer le différend.
« Mme Baboke peut gagner la “bataille” mais elle perdra sûrement la “guerre” », écrit Benjamin Zebaze. Le directeur de publication de Challenge Hebdo fonde notamment son appréciation sur la détermination qu’il prête à l’homme d’affaires et sur les moyens dont celui-ci disposerait pour défendre ses intérêts. Il considère que les rapports de force politiques du moment ne suffisent pas à préjuger de l’issue définitive du conflit.
Le journaliste critique également l’exposition de Crescence Baboke dans un contexte politique qu’il juge incertain. Il estime que les liens avec les sphères du pouvoir ne constituent pas une garantie durable dans un différend de cette nature. Ces propos relèvent de son appréciation personnelle et ne préjugent pas de l’issue de la procédure.
Les décisions foncières au centre des critiques
Benjamin Zebaze met aussi en cause Henri Eyebe Ayissi, ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières. Selon la chronologie rapportée dans l’article, une attribution provisoire du terrain avait été accordée à Crescence Baboke en avril 2021. En février 2024, le ministère l’avait retirée en raison de l’existence d’un titre foncier antérieur revendiqué par la société liée à Célestin Tawamba. Une nouvelle décision prise en septembre 2026 aurait ensuite ravivé le contentieux.
Ces revirements amènent le journaliste à questionner la sécurité juridique attachée aux titres fonciers. « Que devient le caractère sacré du titre foncier si […] on peut l’annuler sans autre forme de procès ? », s’interroge-t-il. Sa critique porte sur la cohérence des décisions administratives et sur leurs conséquences potentielles pour les propriétaires, au-delà des intérêts des deux parties.
Pour étayer son propos, Benjamin Zebaze évoque également d’autres différends fonciers, dont ceux concernant l’artiste Vatis Siwani et un terrain situé à Baleng, dans le groupement Bafou. Il estime que la multiplication de décisions contestées est susceptible d’alimenter les incertitudes autour de la propriété foncière.
La tribune s’achève sur une mise en garde adressée aux autorités. En évoquant des citoyens qu’il décrit comme des « créanciers très patients », le journaliste souligne le risque de voir s’éroder la confiance dans l’administration lorsque les décisions publiques affectent des droits de propriété. L’issue juridique du dossier Tawamba-Baboke reste toutefois distincte des prédictions formulées dans cette tribune.








