
Robotique médicale : Le génie camerounais brille sur la scène mondiale
De Douala à Beijing, trois étudiantes camerounaises portent haut les couleurs nationales avec MERA, un projet de robot d’assistance médicale. L’Université de Dschang complète cette performance avec une médaille d’argent annoncée à la finale mondiale de la GCD4F 2026.
Le Cameroun confirme le potentiel de sa jeunesse dans les technologies de pointe. À Beijing, en Chine, deux universités camerounaises se sont illustrées lors de la finale mondiale de la Global Competition on Design for Futures (GCD4F) 2026. Selon les communications des établissements concernés, l’École nationale supérieure polytechnique de Douala (ENSPD) a décroché la médaille d’or, tandis que l’Université de Dschang a remporté l’argent. Une performance qui met en avant les compétences locales en robotique, en intelligence artificielle et en innovation appliquée.
À l’ENSPD, la distinction porte la signature de MERA Team 72, une équipe entièrement féminine constituée de trois étudiantes de cinquième année en Génie informatique et télécommunications. Leur projet, baptisé MERA pour Medical Evaluation and Robotic Assistance, explore les possibilités offertes par la robotique intelligente dans l’évaluation et l’assistance médicales.
Cette initiative illustre la capacité des étudiants camerounais à concevoir des solutions technologiques en réponse à des besoins concrets. Dans un secteur de la santé où l’accès aux équipements et aux personnels spécialisés demeure un enjeu, l’innovation locale ouvre des pistes pour améliorer l’assistance aux patients. Le niveau de maturité du robot et ses performances cliniques restent cependant à documenter.
La jeunesse camerounaise à l’heure de l’innovation
Le parcours de MERA témoigne également du travail réalisé au sein des établissements d’enseignement supérieur. L’équipe est encadrée par le Dr Maka Maka Ebenezer, chef du département Génie informatique et télécommunications, et M. Mpoh Lobe Henri Pascal Will, enseignant à l’ENSPD, sous la supervision du Pr Atsa Etoundi Roger, directeur des systèmes d’information au ministère de l’Enseignement supérieur.
La compétition mondiale, organisée par Beijing Normal University en partenariat avec l’Institut UNESCO pour les technologies de l’information dans l’éducation et la World Digital Education Alliance, met à l’honneur des projets qui mobilisent l’intelligence artificielle au service de la science, de l’éducation et de la société. Les équipes sont notamment évaluées sur l’innovation, la pertinence des solutions proposées et leur impact potentiel.
La distinction annoncée pour Douala, associée à celle de Dschang, renforce la visibilité des compétences universitaires camerounaises dans un domaine stratégique. Elle rappelle aussi le rôle des écoles d’ingénieurs et des universités dans la formation d’une génération capable de participer aux transformations technologiques mondiales.
Un potentiel à transformer en solutions concrètes
Au-delà des médailles, l’enjeu sera de faire progresser ces projets vers des applications durables. Pour MERA, cela suppose de poursuivre les essais, de documenter les résultats, d’évaluer les coûts et de rechercher d’éventuels partenaires scientifiques ou industriels.
Le Cameroun dispose ainsi de talents capables de porter des projets ambitieux sur la scène internationale. La prochaine étape consiste à donner à ces compétences les moyens de se développer, afin que les distinctions académiques puissent contribuer, à terme, à la création de solutions adaptées aux besoins du pays.








