[Vitrine du Cameroun] – Entre projets de mariage brisés, soupçons d’infidélité et business avec la Chine, le drame de Nkolbisson révèle une noirceur insoupçonnée. Récit exclusif d’une tragédie où l’enfant, chair de la chair, est devenu l’arme fatale d’une vengeance préméditée.
Au cœur de ce drame, un homme d’affaires prospère, pilier de la « ligne de Chine », dont l’image a été fustigée par les tribunaux populaires du web.
Pourtant, les faits révélés par le Commissaire Principal en charge de l’enquête dessinent un tout autre scénario. Désireux de stabiliser son foyer, l’opérateur économique avait mis sur la table une proposition en or : l’intégration de sa compagne dans le prestigieux corps de la Douane camerounaise ou un partenariat direct dans ses affaires en Asie.
Mais ce ticket pour l’ascension sociale avait un prix, celui de la légalité.
L’homme exigeait la signature d’un acte de mariage, une condition sine qua non pour sceller leur destin. Contre toute attente, alors que les deux familles étaient réunies pour officialiser l’union, la dame a opposé une fin de recevoir catégorique, brisant net le pacte de stabilité qui lui était offert.
Pour comprendre l’atrocité de l’acte, il faut remonter à la blessure la plus intime du compagnon.
Longtemps frappé par le spectre de l’infertilité, cet homme n’avait goûté aux joies de la paternité qu’à la suite de sa rencontre avec cette dame. Ses enfants étaient sa boussole, son unique héritage après des années de quête infructueuse. C’est précisément sur ce nerf à vif que la meurtrière a choisi de frapper.
Consciente que la chair de sa chair était le seul levier capable de briser l’homme, elle a méthodiquement planifié de l’atteindre là où la douleur est éternelle, transformant le fruit de leur union en une arme de destruction psychologique massive.
Le dénouement de cette tragédie frise l’insoutenable et témoigne d’une froideur qui glace le sang des enquêteurs.
Après avoir ôté la vie à ses deux premiers nés, la génitrice ne s’est pas contentée du crime ; elle a orchestré sa mise en scène. Munie de son téléphone, elle a immortalisé le carnage avant d’expédier la séquence macabre à sa belle-sœur résidant en Europe.
C’est par ce canal numérique que l’alerte sera donnée, la parente horrifiée relayant la vidéo dans le groupe familial comme un cri de détresse d’outre-mer. Son sinistre « devoir » accompli, la dame s’est emparée d’une lame pour s’ouvrir les veines, signant de son propre sang la fin d’un chapitre noir de l’histoire de Nkolbisson.




