
Importations depuis la Chine : REasy veut réunir paiement et logistique dans un seul parcours pour les petits importateurs
Créée en 2023 et forte de 1,8 million de dollars levés en 2025, la fintech REasy a présenté le 1er octobre à Douala son application aux petits importateurs. Associée à AGL pour la logistique, elle veut unifier paiement du fournisseur et expédition depuis la Chine.
Au Thadaney Hall de Bonapriso, REasy a montré le 1er octobre à des commerçants des marchés de Douala l’application qui doit regrouper en un seul parcours le paiement du fournisseur étranger et l’expédition de la marchandise. Cette plateforme africaine de facilitation du commerce international vise les petits importateurs, qui gèrent encore séparément paiement, transport, groupage et suivi.
Le fonctionnement est simple sur le papier. L’importateur règle son fournisseur depuis l’application, sur la base d’une facture proforma, puis suit son expédition. « Notre ambition est de rendre le commerce international beaucoup plus simple et accessible aux entrepreneurs africains », a déclaré Brice Mba, co-CEO. Il dit vouloir réunir « progressivement » paiement et logistique dans une même expérience.
La partie physique est confiée à Africa Global Logistics (AGL), qui gère le groupage en Chine, le transport et les formalités à l’arrivée. Un premier conteneur groupé est arrivé à Douala le 29 avril, et REasy en a tiré des enseignements pour améliorer le service. La durée du partenariat n’est pas communiquée, les deux parties étant liées par un accord de confidentialité. Elle est décrite comme « assez longue ».
Sur la sécurité, REasy met en avant son statut de société régulée, avec un cadre au Cameroun et des filiales aux États-Unis, au Canada et en Asie. Elle s’appuie aussi sur des banques internationales et sur des réseaux comme Visa et Mastercard. Les garanties en cas de retard ou de perte n’ont pas été détaillées, et le moment du règlement des frais de transport est « en cours d’élaboration ».
Côté AGL, Nicolas Junior Nkada évoque un gain de transit de trois à six jours selon les cas, donné comme simple illustration. Les coûts seront « nettement améliorés », promet l’opérateur, sans tarifs précis.
Une utilisatrice, Xavérie Léonce Nwayegheu, dit avoir évité des arnaques grâce à l’identification du fournisseur par son nom et son téléphone, qui facilite les plaintes. Elle attend encore des précisions sur la place des groupeurs indépendants.








