Présidentielle 2025 : Le groupe de Douala accuse le Mrc d’avoir tenté de corrompre ses membres pour obtenir l’investiture de Maurice Kamto
[Vitrine du Cameroun] – Dans un climat politique déjà tendu, le groupe de Douala a exprimé son indignation face aux « manœuvres » du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), qui aurait été tenté d’influencer ses membres avec des pots de vin.
En effet, à la suite d’une rencontre entre les membres du MRC et les émissaires du Mouvement Citoyen National du Cameroun (MCNC) dans le cadre de discussions sur une éventuelle candidature du leader du MRC à la prochaine élection présidentielle, des faits graves et troublants ont émergé. De sources sûres et concordantes, renseignent que le vice-président du parti de Maurice Kamto, Mamadou Mota aurait tenté d’influencer les délégués du MCNC à l’aide de sommes d’argent, dans une démarche « qualifiée de tentative de corruption ».
Après la fuite des échanges confidentiels entre les deux partis, « Monsieur Mota se serait empressé de faire croire à la perte de son téléphone portable. Par un curieux hasard, il aurait également déclaré que ses comptes Orange Money et Mobile Money auraient été vidés », indique le Groupe de Douala dans son communiqué consulté par Vitrine du Cameroun.
« Ces agissements laissent entrevoir une volonté manifeste de répéter les mêmes dérives de l’opération Survival-Cameroun. Dans un contexte politique où l’exigence de transparence est plus que jamais de mise, le Groupe de Douala appelle à ce qu’une enquête approfondie soit menée afin que la lumière soit faite sur cette affaire aux relents de manipulation et de duplicité. Nous appelons également les formations politiques à davantage de responsabilité et d’éthique dans leurs démarches, surtout lorsqu’il s’agit de l’avenir démocratique de notre pays », peut-on lire dans le communiqué signé conjointement entre Cyrille Sam Mbaka et Anicet Ekane.
Le groupe a évoqué le besoin urgent d’une enquête approfondie pour établir les faits, insistant sur l’importance d’une transparence totale dans une période où la confiance du public est déjà mise à l’épreuve. De plus, ils appellent tous les partis politiques à revendiquer responsabilité et éthique, surtout en ce qui concerne l’avenir démocratique du Cameroun.

