[Vitrine du Cameroun] – Dans la localité de Mengana-Sso, dans le Nyong-et-Mfoumou, une initiative portée par une élite locale transforme le quotidien des femmes rurales. Le temps d’un week-end, elles ont été formées à des activités génératrices de revenus, avec en ligne de mire : autonomie financière et développement communautaire.

Habituellement paisible, la bourgade de Mengana-Sso, dans l’arrondissement d’Akonolinga, a connu une effervescence inhabituelle le temps d’un week-end. En marge des activités marquant la 31e édition de la Journée internationale de la femme, plusieurs dizaines de femmes venues de la localité et des villages environnants ont pris part à une session de formation pratique.

À l’initiative de cette mobilisation, Mme Jacquette Edang, élite de la zone, qui a souhaité offrir à ses « sœurs et belles-sœurs » des compétences concrètes, adaptées aux réalités rurales.

Des formations pratiques pour une autonomie immédiate

Pour encadrer ces ateliers, une équipe de formateurs expérimentés, conduite par Nadège Ebogo et Roby Fernier Nloma, a été mise à contribution. Trois modules principaux ont structuré les apprentissages : la fabrication du savon de ménage, la production du savon de toilette — notamment le savon rouge antiseptique — et la confection de menthol, un produit couramment utilisé contre les douleurs rhumatismales.

Ces formations, axées sur des besoins essentiels du quotidien, offrent aux bénéficiaires la possibilité de produire localement des biens jusque-là achetés en ville, souvent à des coûts élevés.

Réduction des dépenses et opportunités de revenus

Au-delà de l’acquisition de savoir-faire, l’initiative ouvre des perspectives économiques réelles. En fabriquant elles-mêmes ces produits, les femmes réduisent leurs charges domestiques tout en se dotant d’un potentiel de revenus supplémentaire.

« Nous pouvons désormais produire et même vendre », confient certaines participantes, visiblement enthousiastes à l’issue des ateliers.

Une initiative sociale saluée

Entièrement gratuite, la formation a été intégralement financée par Jacquette Edang. Un geste salué unanimement par les bénéficiaires, dont les sourires traduisaient la satisfaction.

Le succès de cette première expérience conforte la promotrice dans sa volonté d’aller plus loin. Elle a ainsi annoncé l’extension de ces formations à l’ensemble des villages des groupements SSO.

Portées par cet élan, les participantes envisagent déjà la suite. Elles projettent de se constituer en groupement afin de mettre en place une unité artisanale de production.

Une telle organisation permettrait non seulement de mutualiser les compétences acquises, mais aussi d’accroître les revenus et de diffuser plus largement les bénéfices de cette initiative au sein des communautés rurales.

?s=32&d=mystery&r=g&forcedefault=1 Mengana-Sso : Quand la formation devient levier d’émancipation pour les femmes rurales
La Rédaction

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *