[Vitrine du Cameroun] – Trois jours après la réunion de Maroua, c’est la capitale qui prenait le relais. L’ACTILC nationale tenait sa propre troisième réunion mensuelle, avec un agenda ambitieux qui dit beaucoup de la maturité croissante de cette organisation encore jeune, mais déterminée à s’imposer comme un acteur incontournable du marché de la traduction en langue chinoise au Cameroun.

L’ordre du jour de cette session yaoundéenne témoignait d’une réflexion à plusieurs niveaux. Sur le plan interne d’abord, l’association a fait le point sur l’avancement des actions engagées depuis la réunion précédente, avant de s’attaquer à un problème récurrent : le découragement de certains membres face à la grille salariale de 650 000 FCFA. Estimant manquer d’expérience pour prétendre à ce tarif, ils peinent à se positionner avec fermeté face aux employeurs. La discussion a permis d’explorer des stratégies concrètes pour les aider à regagner confiance — non seulement en leurs compétences linguistiques, mais dans leur posture professionnelle globale. Le « mindset de l’interprète », expression désormais ancrée dans le vocabulaire de l’association, a une nouvelle fois été au cœur des échanges.

La question de l’uniformisation des salaires dans les ministères et structures partenaires a également été abordée. L’association entend poursuivre ses démarches auprès des administrations pour harmoniser les rémunérations, une bataille qui se mène autant dans les couloirs des institutions que dans les têtes des praticiens eux-mêmes.

La visibilité numérique

L’autre grand temps fort de cette réunion a porté sur deux enjeux stratégiques pour l’avenir de l’ACTILC : la jeunesse et la visibilité numérique. Sur la place des étudiants, l’association a voulu faire passer le message selon lequel, « la période universitaire n’est pas un temps mort, mais une opportunité en or pour approfondir la maîtrise de la langue chinoise et se préparer à une insertion professionnelle réussie ». Les étudiants sont donc invités à s’engager activement dans la dynamique associative dès maintenant, plutôt que d’attendre d’avoir un emploi pour se sentir légitimes.

Enfin, la communication digitale est apparue comme un chantier urgent. Si l’ACTILC dispose de pages sur Facebook et TikTok, le faible taux d’abonnement des membres eux-mêmes a été pointé comme un paradoxe gênant. Comment prétendre vulgariser une idéologie professionnelle vers l’extérieur si les premiers concernés ne s’engagent pas sur ces plateformes ? Une stratégie d’animation des réseaux sociaux sera mise en place pour corriger le tir. Une chose est sûre : l’ACTILC, du nord au sud du pays, semble avoir compris que la reconnaissance professionnelle ne se décrète pas — elle se construit, réunion après réunion.

?s=32&d=mystery&r=g&forcedefault=1 Yaoundé : Professionnalisme, réseaux sociaux et avenir des étudiants au menu de la troisième assise de l'ACTILC
La Rédaction

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