[Vitrine du Cameroun] – Un accident de production a provoqué un incendie aux conséquences graves dans les installations de Metafrique Steel SA le 30 avril 2026. La société a immédiatement alerté les autorités, suspendu ses activités et organisé la prise en charge médicale et psychologique de son personnel sinistré.

C’est dans la torpeur d’une nuit de fin avril que le destin a frappé l’une des usines les plus stratégiques de la zone industrielle de Bassa. Le 30 avril 2026, « un accident de production a entraîné un incendie imprévisible aux conséquences dommageables et déplorables », selon le communiqué officiel publié dès le lendemain par Metafrique Steel SA. Le bilan humain est lourd : plusieurs employés blessés, certains « dans un état critique actuellement en prise en charge intensif dans un hôpital de Douala ».

Face à cette tragédie, la réaction de la direction n’a pas tardé. L’entreprise affirme avoir « immédiatement organisé les dispositions d’usage de prise en charge des accidentés », informé les autorités et les secours, et fermé l’usine pour permettre « la prise en charge psychologique du personnel et des familles concernées », dans l’attente des enquêtes de circonstances. Une décision coûteuse économiquement, mais éloquente sur le plan humain.

Metafrique Steel SA n’est pas une entreprise ordinaire. Filiale du groupe indien Metafrique, elle figure parmi les trois acteurs privés structurant le marché national du fer à béton, avec une capacité de production cumulée dépassant 627 000 tonnes par an, soit plus de trois fois les besoins du marché local, selon l’Ocita. Fait saisissant : six jours à peine avant l’incendie, l’usine accueillait une mission gouvernementale stratégique dédiée à l’intégration de la filière mine-métallurgie au Cameroun. Un signe fort de son poids dans le tissu industriel national.

Dans son communiqué, la direction exprime « toute sa compassion, sa tristesse et sa pénible peine à l’endroit des familles des victimes, de son personnel profondément affecté et de ses partenaires », et s’engage à tenir le public informé. Ces mots, mesurés et sincères, dessinent le portrait d’une entreprise qui, dans l’adversité, choisit la solidarité plutôt que le silence.

Les enquêtes diront la nature exacte de l’accident. Mais la publication immédiate d’un communiqué officiel, la fermeture volontaire de l’usine et la prise en charge déclarée des victimes constituent autant de gages de sérieux. Metafrique prouve qu’elle est à la hauteur de sa place dans l’économie camerounaise, et qu’elle entend le rester.

?s=32&d=mystery&r=g&forcedefault=1 Après l'incendie de son usine à Douala, Metafrique Steel ferme le site et active sa cellule de crise
La Rédaction

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *