[Vitrine du Cameroun] – Le monde du cinéma africain est frappé de plein fouet par une douloureuse nouvelle. Bassek Ba Kobhio, réalisateur camerounais de renom et fondateur du festival Écrans Noirs, a rendu l’âme des suites d’une maladie, ce mardi 12 mai 2026. Il avait 69 ans. L’annonce de son décès, relayée par de nombreux médias dans la matinée, a provoqué une vague d’émotion au Cameroun et bien au-delà.

Bassek Ba Kobhio n’était pas seulement un cinéaste. Il était une institution. Tout au long de sa carrière, il a signé des œuvres qui ont contribué à projeter le Cameroun sur la carte du cinéma mondial, portant avec lui une exigence artistique et un engagement pour la représentation des réalités africaines à l’écran. Sa filmographie, empreinte d’une vision humaniste et engagée, a inspiré des générations entières de réalisateurs sur le continent.

Mais son legs le plus durable reste sans doute la création du festival Écrans Noirs. Grâce à cette initiative, il a doté le Cameroun et l’Afrique d’un espace de visibilité internationale où les productions du continent pouvaient se rencontrer, se montrer et dialoguer avec le monde. Le festival est également devenu un outil de formation et d’émergence pour les jeunes talents désireux de se lancer dans les métiers du cinéma.

Un deuil partagé

Depuis l’annonce de sa disparition, les témoignages de tristesse et d’admiration se multiplient, provenant du monde culturel, artistique et institutionnel. Ses proches et ses pairs saluent unanimement la mémoire d’un homme qui a mis toute son énergie au service de la culture camerounaise et africaine. Pour beaucoup, sa mort laisse un vide immense, comme si le cinéma du continent se retrouvait brutalement privé de l’une de ses figures tutélaires.

Plusieurs messages de condoléances soulignent que Bassek Ba Kobhio incarnait le type de personnalité que la société devrait davantage honorer et célébrer : des hommes et des femmes qui choisissent de consacrer leur existence à élever le prestige de leur pays par la création et la culture, loin des projecteurs de la politique ou des affaires.

La date et le lieu des funérailles n’ont pas encore été annoncés par la famille. Des informations devraient être communiquées dans les prochains jours. La communauté cinématographique camerounaise et africaine retient son souffle, consciente qu’une page importante de son histoire vient de se tourner.

?s=32&d=mystery&r=g&forcedefault=1 Bassek Ba Kobhio, fondateur des Écrans Noirs, décède à 69 ans
La Rédaction

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