[Vitrine du Cameroun] –Le Collectif pour l’Accès aux Projets d’Études (CAP Études) a annoncé, dans un communiqué publié le 10 juillet 2026, l’organisation d’un rassemblement pacifique le mardi 14 juillet devant l’ambassade de France à Yaoundé. Le mouvement entend protester contre un nouveau durcissement des conditions financières exigées des étudiants camerounais candidats à un visa pour rejoindre des établissements privés d’enseignement supérieur en France.
À l’origine de cette mobilisation, une publication faite le 9 juillet sur la page Facebook de Campus France Cameroun, confirmant qu’une justification financière renforcée est désormais exigée pour les inscriptions dans le privé, hors programmes de mobilité encadrés. Concrètement, les candidats devraient prouver, avant même l’instruction de leur dossier, soit le règlement intégral de leurs frais de scolarité, soit l’existence d’une somme équivalente bloquée sur un compte bancaire.
Selon CAP Études, cette exigence remettrait en cause les facilités de paiement échelonné proposées jusqu’ici par de nombreux établissements français, et pénaliserait des familles capables de financer les études de leurs enfants sur la durée mais dans l’incapacité de réunir immédiatement plusieurs millions de francs CFA. Le collectif redoute que cette mesure exclue des étudiants pourtant régulièrement admis, notamment issus des classes moyennes.
Créé pour défendre un accès «juste, transparent et accessible» à l’enseignement supérieur international, CAP Études se présente comme une plateforme citoyenne réunissant étudiants, parents et professionnels de la mobilité. L’organisation dit vouloir alerter l’opinion publique et ouvrir un dialogue avec les autorités consulaires françaises, tout en précisant ne pas contester le droit souverain de la France à fixer sa politique de visas.
Le collectif appelle les participants à la manifestation du 14 juillet à observer un comportement responsable et strictement pacifique. Cette annonce intervient alors que le Cameroun entretient depuis plusieurs décennies des liens académiques étroits avec la France, plusieurs milliers d’étudiants camerounais rejoignant chaque année universités, écoles d’ingénieurs et grandes écoles françaises. CAP Études affirme vouloir préserver cette coopération, qu’elle juge essentielle pour les générations futures.
À ce stade, ni l’ambassade de France à Yaoundé ni Campus France n’ont réagi publiquement aux inquiétudes soulevées par le collectif. Les autorités consulaires françaises n’ont pas non plus détaillé publiquement le calendrier ni les modalités précises d’application de cette nouvelle exigence financière pour les établissements privés.
CAP Études indique poursuivre son travail d’information et d’accompagnement des familles concernées, et invite le public à suivre ses prises de position sur ses réseaux sociaux.

