[Vitrine du Cameroun] – Deux mois à peine après la tenue de sa première Assemblée Générale, l’Association Camerounaise des Traducteurs-Interprètes de la Langue Chinoise (ACTILC) est déjà en ordre de marche. Son président, Franck Deval Fouotsop Nzoufo, imprime un rythme soutenu à la structure, multipliant les initiatives sur le terrain pour ancrer l’association dans le quotidien de ses membres.

Le 21 décembre 2025, l’ACTILC tenait à Yaoundé sa toute première Assemblée Générale, posant les fondations d’une organisation qui entend peser durablement sur les conditions d’exercice du métier de traducteur-interprète en langue chinoise au Cameroun. Soixante jours plus tard, la dynamique est déjà visible. Sous l’impulsion de son président, l’association a engagé deux chantiers prioritaires : le renforcement du tissu social interne et la poursuite d’une campagne de sensibilisation sur la professionnalisation et la revalorisation salariale de ses membres.

WhatsApp-Image-2026-03-16-at-15.05.38-1024x768 Sous l'impulsion de son président, l'ACTILC structure son volet social et poursuit sa campagne salariale

Une caisse de secours pour une association qui se veut famille

C’est l’une des décisions phares portées par la direction de l’ACTILC ces dernières semaines : la mise en place d’une Caisse de Secours et de Solidarité. Concrètement, chaque membre officiel de l’association est appelé à cotiser 1 000 FCFA par mois, une contribution symbolique mais fondatrice, décidée à l’unanimité lors de l’Assemblée Générale de décembre.

L’idée est simple et humaine : aucun membre ne devrait traverser seul les épreuves de la vie. Que ce soit le décès d’un proche (père, mère, enfant) ou la perte du membre lui-même, l’association s’engage à apporter une assistance aussi bien financière que physique aux familles touchées. Mais la solidarité ne se limite pas aux moments douloureux : « les événements heureux, naissances, mariages ou autres jalons de la vie, ont également vocation à être célébrés collectivement », nous confie le président.

Les premières réunions mensuelles ont d’ores et déjà mis ce principe en pratique. Lors de la rencontre de février à Yaoundé, des membres ont témoigné avoir bénéficié de ce soutien lors du décès de proches, saluant la chaleur et la présence concrète de leurs confrères dans ces moments difficiles. « l’ACTILC, c’est une famille, et il pleut sur tous les toits », résume un membre de l’association.

650 000 FCFA : un mot d’ordre que Franck Deval Fouotsop Nzoufo entend graver dans les esprits

L’autre grand axe de travail du président est la campagne de sensibilisation à l’éthique professionnelle et à la revalorisation salariale. Le message est clair, répété et non négociable : « le salaire de base minimum d’un traducteur-interprète en langue chinoise doit être de 650 000 FCFA par mois. Pas moins », martèle-t-il.

« Il est important de savoir que les employeurs chinois sont conscients des profits qu’ils tirent suite aux différents projets d’investissement pour lesquels ils s’installent au Cameroun et les Traducteurs-Interprètes jouent un rôle capital dans la réalisation et le succès de ces projets. Ceci dit, les employeurs Chinois sont en mesure de payer ce montant et bien plus. Lorsqu’ils font venir leurs frères chinois qui exercent en tant que Traducteurs-Interprètes, ils leur proposent de 1.500.000 et parfois plus, pourtant ce sont les Interprètes Camerounais qui se retrouvent en train de travailler à leur place pourtant ils ne touchent pas grand-chose en termes de salaire », apprend-on dans le compte rendu de la réunion de février 2026 à Yaoundé.

Les sensibilisations menées dans les antennes de Yaoundé, Kribi et ailleurs insistent sur plusieurs points, notamment, la nécessité de se présenter devant les employeurs chinois avec confiance et assurance, le refus des offres couplant des fonctions de traducteur et de chauffeur, pratique jugée dévalorisant le métier, et la vigilance face aux propositions où un salaire de base inférieur est compensé par des primes hypothétiques.

Étendre le réseau, renforcer le rang

La stratégie de Franck Deval Fouotsop Nzoufo repose aussi sur l’élargissement de la base. Étudiants de l’Institut Confucius, jeunes diplômés, professionnels déjà en poste : tous sont ciblés par les campagnes de mobilisation. Car la force de négociation de l’association dépend directement de sa capacité à faire bloc. Plus le réseau sera dense et solidaire, moins les employeurs auront la latitude de proposer des conditions indignes.

À terme, l’ACTILC ambitionne de se transformer en fédération nationale, la Fédération Camerounaise des Traducteurs et Interprètes (FECATRA-INT) et de doter la profession d’une grille tarifaire officielle couvrant l’ensemble des prestations. Un projet fédérateur que le président porte avec méthode, réunion après réunion, ville après ville.

En deux mois d’existence officielle, l’ACTILC a déjà démontré qu’elle n’était pas une association de façade. Derrière les ambitions, il y a des cotisations versées, des familles soutenues, des négociations menées et une communauté qui apprend à se tenir debout, ensemble. Le pari de Franck Deval Fouotsop Nzoufo semble en bonne voie.

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La Rédaction

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