[Vitrine du Cameroun] – Quelques jours après la finale de la deuxième édition du Prix Ramses, organisée le 28 février 2026 à l’hôtel Hilton de Yaoundé, l’Ordre national des architectes du Cameroun (ONAC) et l’agence Eventify ont franchi un nouveau cap dans leur ambition commune de promouvoir l’architecture camerounaise.

C’est le mercredi 18 mars 2026, lors d’un point de presse tenu à la Plateforme urbaine de Yaoundé, que les deux partenaires ont officialisé leur accord. Cette convention vise à consolider le Prix Ramses, concours architectural à vocation panafricaine qui se positionne comme un levier de transformation urbaine et de valorisation des talents locaux.

Une vision commune pour l’architecture

Au cœur de cet accord, une ambition partagée : promouvoir l’excellence architecturale et encourager des projets ancrés dans les réalités locales. Présenté comme un « label d’excellence », le Prix Ramses entend connecter jeunes architectes, institutions et experts autour d’une même question : comment imaginer les villes de demain ?

Face à la presse, le président de l’ONAC, Jean Christophe Ndongo, a rappelé le rôle structurant des concours dans la profession. Pour lui, ils constituent un outil essentiel pour valoriser le savoir-faire des architectes et garantir la qualité des projets. « Les concours permettent de choisir les meilleurs projets et de valoriser le savoir-faire des architectes. Au lieu de lancer des appels d’offres comme on le fait, il vaut mieux organiser un concours : cela contribuera à transformer durablement nos villes », a-t-il affirmé.

Le président de l’ONAC a également pointé un paradoxe préoccupant : une grande partie des constructions au Cameroun ne sont pas réalisées par des architectes, en dépit d’une législation qui encadre pourtant strictement l’exercice de la profession. Jean Christophe Ndongo appelle les autorités à accorder aux architectes toute la place qui leur revient, afin de donner un meilleur visage aux villes camerounaises — à l’image de Kigali, souvent citée en exemple sur le continent.

Une plateforme pour démocratiser le métier

Sandrine Ngo Ndom, promotrice du Prix Ramses et directrice de l’agence Eventify, a pour sa part détaillé les contours du partenariat et les ambitions qui le sous-tendent. L’objectif, dit-elle, est d’offrir aux architectes une véritable plateforme d’expression et de visibilité, bien au-delà du cadre des concours. « On ne peut pas penser un projet de construction sans passer par un architecte. Notre ambition est de démocratiser ce métier et de lui donner la visibilité qu’il mérite », a-t-elle confié.

Elle annonce également la mise en place d’un écosystème plus large autour du Prix Ramses : organisation régulière de concours, mais aussi création d’une plateforme de mise en relation entre architectes et porteurs de projets — une initiative destinée à valoriser les travaux existant dans les cabinets et à renforcer la visibilité des professionnels du secteur.

Une répartition claire des rôles

Sur le plan opérationnel, la convention prévoit un partage précis des responsabilités : l’ONAC assurera la supervision institutionnelle et la rigueur professionnelle, tandis qu’Eventify prendra en charge l’organisation, la communication et la mobilisation des partenaires.

L’accord a été signé en présence de la presse, des architectes inscrits à l’Ordre et des membres de l’agence Eventify. À travers cette co-organisation du Prix Ramses, les deux parties entendent désormais ancrer les concours architecturaux dans les pratiques professionnelles et faire émerger une nouvelle génération de projets capables de répondre aux défis urbains contemporains, tout en s’inscrivant dans les richesses patrimoniales du pays.

?s=32&d=mystery&r=g&forcedefault=1 L'ONAC et Eventify s'allient pour redonner à l'architecture camerounaise ses lettres de noblesse
Keyza MZ

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