Le Secrétariat Général du ministère des Finances a publié, le 18 mai 2026, un communiqué de presse portant le numéro 702, dans lequel le ministre Louis Paul Motaze informe les exécutifs communaux du reversement effectif du solde de l’Impôt Général Synthétique (IGS) pour la période allant de mai à décembre 2025. Le montant transféré s’élève à 6,9 milliards de FCFA, portant le total annuel reversé au titre de l’exercice 2025 à 10,3 milliards de FCFA, soit plus de dix milliards trois cent cinquante-cinq millions de francs CFA.

L’IGS est un prélèvement fiscal simplifié, applicable aux petites et moyennes entreprises dont le chiffre d’affaires annuel n’excède pas certains seuils fixés par la législation fiscale camerounaise. Conçu pour faciliter la conformité des contribuables du secteur informel et des PME, il constitue l’une des ressources fiscales affectées directement aux collectivités territoriales décentralisées (CTD) dans le cadre de la politique de décentralisation portée par le chef de l’État, Paul Biya.

Ce reversement, acheminé via les comptes des communes ouverts à la CAMPOST, illustre concrètement le rôle de la Direction Générale des Impôts (DGI) dans la collecte, et celui de la Direction Générale du Trésor, de la Coopération Financière et Monétaire (DGTCFM) dans la mise à disposition rapide des fonds aux bénéficiaires.

Dans son communiqué, le ministre Motaze se félicite de la « très belle performance de collecte et de reversement » réalisée par les services fiscaux. Il en profite toutefois pour formuler un appel clair aux maires et exécutifs locaux : renforcer leur collaboration avec l’Administration fiscale afin d’élargir, de consolider et de sécuriser le fichier des contribuables. Un fichier robuste est en effet le gage d’une meilleure collecte des recettes locales et de transferts plus importants à l’avenir.

Cette injonction n’est pas anodine. Elle met en lumière l’un des défis persistants de la fiscalité locale au Cameroun : le faible taux de couverture du tissu économique informel, qui prive les communes d’une part significative de leur potentiel fiscal. La maîtrise de ce réservoir constitue un levier stratégique pour l’autonomie financière des CTD.

Vers un financement plus fluide des communes

Le ministre rassure par ailleurs les collectivités que ses services resteront mobilisés pour garantir « un financement plus fluide et quasi instantané », en vue d’une mise en œuvre effective de la décentralisation. Une promesse qui résonne comme un engagement opérationnel dans un contexte où les communes camerounaises attendent souvent plusieurs mois avant de percevoir leurs transferts financiers de l’État.

Ce reversement de plus de dix milliards constitue un signal positif pour les finances locales. Il reste à voir si la dynamique se confirmera sur l’exercice 2026, alors que le gouvernement poursuit son agenda de renforcement de la décentralisation fiscale.

?s=32&d=mystery&r=g&forcedefault=1 IGS 2025 : 10,3 milliards FCFA transférés aux collectivités territoriales
La Rédaction

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