[Vitrine du Cameroun] – Un penalty raté de Konyaspor, un arrêt d’Onana, un penalty transformé par Onuachu, la finale de la Coupe de Turquie s’est jouée sur ces trois séquences en l’espace de quinze minutes. Trabzonspor repart d’Antalya avec le trophée (2-1), son dixième dans la compétition, le premier depuis 2020.

Il y a neuf mois, André Onana débarquait en Turquie comme un exilé, poussé vers la sortie de Manchester United sous le poids de ses erreurs répétées en Premier League. Ce vendredi soir à Antalya, dans la chaleur suffocante d’une finale de Coupe de Turquie, le gardien camerounais a remporté son premier titre avec Trabzonspor. Un sacre mérité, au terme d’un match haletant contre Konyaspor (2-1), qui ressemble à une résurrection.

La finale n’attendait pas pour se mettre en scène. Dès la première minute, l’arbitre suspend brièvement la rencontre après des jets de feux d’artifice sur la pelouse. L’ambiance est électrique, les gradins en ébullition. Une fois le calme rétabli, les Bordelais prennent le jeu à leur compte et ouvrent le score dès la 17e minute.

Après une rapide combinaison sur l’aile droite, Wagner Pina centre au premier poteau. Paul Onuachu se glisse entre deux défenseurs et ouvre le score d’une reprise acrobatique puissante. Le Nigérian, meilleur buteur de Trabzonspor cette saison avec 11 buts en championnat, confirme qu’il est l’homme des grands rendez-vous.

Le sauveteur se nomme Onana

La rencontre bascule dès le retour des vestiaires. Konyaspor réagit immédiatement après la pause : Jackson Muleka voit d’abord sa frappe repoussée par André Onana, avant de convertir le rebond pour égaliser. L’outsider anatolien, qui avait déjà éliminé Fenerbahçe et Beşiktaş sur le chemin de la finale, se remet à croire.

Ce qui suit tient du roman. Konyaspor obtient un penalty après une faute. Enis Bardhi frappe fort sur le poteau, et Onana capte le rebond. Le même Bardhi qui avait été le bourreau de Beşiktaş en demi-finale se retrouve stoppé par le portier aux réflexes de félin. Un arrêt décisif, peut-être le plus important de sa saison en Turquie.

La sentence Onuachu, le sacre Onana

Dans le money time, Trabzonspor obtient à son tour un penalty. Depuis le point de penalty, Onuachu transforme l’offrande en or : 2-1 à dix minutes du terme. Trabzonspor tient bon et offre à Onana son premier titre avec le club.

Les Bordelais remportent ainsi la Coupe de Turquie pour la première fois depuis 2020. C’est le dixième titre dans l’histoire du club dans cette compétition, selon les médias turcs. Pour Trabzonspor, qui a terminé troisième du championnat, cette coupe constitue le couronnement d’une saison ambitieuse et assure une place en compétition européenne la saison prochaine.

La renaissance d’un gardien

Pour André Onana, ce trophée a une saveur particulière. Arrivé à Trabzonspor le 11 septembre 2025 en prêt en provenance de Manchester United, le Camerounais de 30 ans avait quitté l’Angleterre après deux saisons compliquées à Old Trafford. Son temps à Old Trafford avait croulé sous le poids de ses erreurs. Sa réputation en lambeaux, il lui fallait retrouver confiance et régularité.

La Turquie lui a tout redonné. Surnommé « The Wall » par son nouveau club après une série de prestations impressionnantes, Onana a su répondre présent semaine après semaine. Il a disputé 29 matchs de championnat et contribué à la troisième place obtenue par Trabzonspor, synonyme de qualification européenne. En Coupe de Turquie, il avait déjà été héroïque lors des demi-finales en repoussant trois tirs au but pour qualifier son équipe.

Depuis son arrivée en prêt à Trabzonspor en 2025, Onana a confirmé son statut en apportant son expérience européenne à un championnat en pleine croissance.

Et maintenant ?

Son prêt se termine le 30 juin 2026, avec un retour prévu à Manchester United. Mais la question de son avenir s’impose avec acuité. Trabzonspor souhaite le conserver via un nouveau prêt, et les rumeurs de transfert vers un grand club européen se multiplient. Ce sacre turc arrive au meilleur moment : Onana a prouvé qu’il était encore capable de briller sur la scène continentale.

Ce vendredi soir à Antalya, André Onana n’était pas seulement un gardien de but. Il était le symbole vivant qu’un champion, même mis à terre, peut toujours se relever.

?s=32&d=mystery&r=g&forcedefault=1 André Onana arrête le penalty décisif, Trabzonspor sacré en Coupe de Turquie (2-1)
La Rédaction

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