[Vitrine du Cameroun] – Le contrôleur de la zone de contrôle 146 de l’arrondissement de Yokadouma a annoncé, samedi 14 juin 2026, le décès de Nkouleziem Claver, chef de la zone d’équipe « BB » mobilisé pour le 4e Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-4), couplé au module de base du recensement général de l’agriculture et de l’élevage (RGAE).
Selon le communiqué radio diffusé par l’administration locale, l’agent est décédé le samedi 13 juin vers 21 heures, des suites d’une morsure de serpent survenue dans l’exercice de ses fonctions. La dépouille se trouve actuellement à la morgue de l’hôpital de district de Yokadouma, dans l’attente du programme des obsèques, qui sera communiqué ultérieurement. La coordination nationale ainsi que l’ensemble du dispositif organisationnel de la région de l’Est, du département de la Boumba-et-Ngoko et de l’arrondissement de Yokadouma ont adressé leurs condoléances à la famille du défunt.
Ce décès survient près de deux semaines après la clôture officielle de la collecte du RGPH-4, ce qui suggère que des opérations de terrain se poursuivent encore dans certaines zones de contrôle de l’Est, région particulièrement exposée aux risques liés à la faune sauvage durant les déplacements en zone rurale.
Lancée le 24 avril 2026 par arrêté du Premier ministre Joseph Dion Ngute, la collecte du RGPH-4 s’est officiellement déroulée jusqu’au 29 mai, soit 35 jours sur l’ensemble du territoire national. Pour la première fois depuis l’indépendance, le dénombrement de la population a été couplé à celui de l’agriculture et de l’élevage, dont la dernière édition remontait à 1984. L’opération a mobilisé environ 355 000 agents recenseurs à travers les dix régions, pour un coût global de 13,28 milliards de FCFA, financé en partie par la Banque mondiale à hauteur de 7 milliards.
Après les recensements de 1976 (7,1 millions d’habitants), 1987 (10,5 millions) et 2005 (17,4 millions), le RGPH-4 doit fournir une photographie actualisée d’une population camerounaise désormais estimée à près de 30 millions de personnes, ainsi que des données détaillées sur l’habitat et les activités agropastorales, destinées à orienter les politiques publiques de développement.
L’incident de Yokadouma rappelle les risques auxquels sont exposés les agents recenseurs déployés dans les zones les plus enclavées du pays, plusieurs semaines après la fin théorique de la campagne nationale.

